L’industrie équine ressent les retombées de la pandémie de COVID-19

L’exercice, le bien-être, les questions de pension figurent parmi les principales préoccupations des propriétaires de chevaux, et des travailleurs de cette industrie.

Les chevaux ont encore besoin d’être nourris, les stalles doivent être nettoyées et les étables doivent être entretenues. Mais avec la pandémie COVID-19 qui a entraîné des fermetures d’entreprises non essentielles, l’industrie équine à travers le monde entier ressent des effets dévastateurs.

Les écuries dont le revenu est basé sur les cours d’équitation

De nombreux établissements et entreprises équines n’ont pas de revenus autres que les leçons.

Les fermes et les chevaux ont besoin d’aide parce qu’ils passent entre les mailles du filet sans recevoir les revenus des cours réguliers. En effet, le coût de l’alimentation est beaucoup plus élevé que ce que les gens pensent et que le simple entretien quotidien des animaux.

Lorsque le gouvernement a mis en pause toutes les entreprises non essentielles lors du confinement généralisé, les moniteurs d’équitation ont dû continuer à s’occuper de leurs chevaux car dans ce secteur, le format du télétravail ou des jobs à temps partiel n’est pas envisageable.

Ainsi, les chevaux de leçon d’équitation sont en danger, car les écuries ont été classées comme des services non essentiels en raison de la pandémie.

Les chevaux de leçon, ou « écoliers » comme on les appelle, sont utilisés pour enseigner aux gens comment monter à cheval de manière sûre et progressive. Sans les revenus des leçons et des camps, les centres équestres ne peuvent pas fournir les soins de base à leurs chevaux de leçon.

Le cas des pensionnaires

La relation entre le propriétaire de l’écurie et le pensionnaire peut également devenir tendue car les pensionnaires sont priés de rester à la maison et de ne plus rendre visite à leur cheval.

Beaucoup de centres équestres qui hébergent des chevaux n’étaient pas considérées comme essentiels au départ. Cela signifiait que les propriétaires de chevaux ne pouvaient pas aller sur place et aider avec les chevaux, ce qui représentait un travail supplémentaire pour les propriétaires d’écuries.

Maintenant, cela a changé, mais nous avons toujours beaucoup de propriétaires qui ne viennent plus. Ils s’isolent par peur car c’est ce qu’on leur a dit et c’est ce qu’ils devraient faire, mais certains d’entre eux ont perdu leur revenu et maintenant ces propriétaires (d’écuries) font parfois trois, quatre, cinq fois plus de travail.

L’industrie équine est donc particulièrement touchée.